Station F, l’incubateur de start-ups signé Xavier Niel

34 000 mètres carrés, 3000 stations de travail, 26 programmes d’accompagnement, un restaurant, quatre cuisines, un café, un bar, 24h/24 et 7j/7…

Quel est le business model ?

Incubateur de start-up, Station F loue des emplacements à des entrepreneurs, qui peuvent ainsi faire partie d’un environnement composé de tout ce dont ils ont besoin pour créer leur entreprise : un réseau dynamique et qualifié, des interlocuteurs avisés et des représentants d’institutions telles que Pôle Emploi et l’URSSAF.

Qui est le fondateur ?

L’incubateur dédié aux start-ups Station F, inauguré en 2017, été créé par Xavier Niel, le fondateur de Free.

Qui sont les clients ?

Cet incubateur est installé dans un ancien bâtiment secondaire de la gare d’Austerlitz à Paris et il soutient l’innovation digitale : les projets de réalité virtuelle, d’intelligence artificielle et les objets connectés. Le but : favoriser le développement de nouveaux services et produits innovants.

Où est l’innovation ?

L’incubateur s’est récemment associé à de grands groupes de Luxe, notamment L’Oréal qui a mis en place un nouveau programme, « Luxe et Tech », dans lequel 23 start-ups, venues du monde entier, peuvent développer des solutions pour ce marché. Pendant que d’autres, tels que LVMH, lancent leur propre programme (« La Maison des start-ups »), pour soutenir les jeunes entrepreneurs dans le développement d’innovations sur le secteur du luxe, comme l’explique Les Carnets du Luxe.

communication entrepreneur

Comment communiquer en tant que futur créateur d’entreprise ?

Vous avez décidé de franchir le pas et de vous lancer dans la grande aventure qu’est l’entrepreneuriat, félicitations ! Vous le savez très certainement, vous aurez de nombreuses démarches à accomplir pour mener à bien votre projet (étude de marché, business model canvas, choix du statut juridique…), mais le plus important est de ne pas renoncer et de savoir bien s’entourer. En effet, bien que vous soyez sûrement très motivé, vous n’êtes certainement pas compétent pour accomplir toutes les tâches qu’une entreprise nécessite notamment pour la communication.

Pourquoi communiquer en tant qu’entreprise ?

La question peut paraître farfelue et pourtant, de nombreux entrepreneurs oublient cette étape cruciale dans le lancement d’une activité : faire parler de soi. Comme on peut très facilement confier la comptabilité de son entreprise à un cabinet d’expert comptable, il est nécessaire de confier sa communication à un professionnel. Votre CCI peut vous accompagner dans cette démarche en vous guidant sur comment communiquer en tant que PME ou notamment dans le cadre du Pass Crea co-organisé avec Pôle Emploi lors des journées de formation « 5 jours pour entreprendre ». Suite à ces formations, vous en saurez plus sur les actions de communication que vous devrez mettre en place (presse, affichage, flyers, site web…) mais vous n’aurez pas acquis les compétences pour les mener vous-même. Il ne s’agit pas d’une formation aux métiers de la communication.

Confier la communication de son entreprise à des professionnels

Vous serez tentés de faire appel aux services d’amis bien intentionnés ou de solutions gratuites que vous aurez trouvées sur le web mais malheureusement ces solutions ont souvent des limites. Vos amis n’auront plus le temps de vous aider à créer une nouvelle affiche et la solution gratuite que vous avez utilisée pour votre site web n’offre que peu de fonctionnalités et vous vous retrouvez bloqués.
N’hésitez pas à contacter des agences de communication ou des indépendants près de chez vous pour vos actions de communication. Les budgets nécessaires ne sont pas forcément mirobolants et logiquement, vous avez prévu un budget pour cela dans votre Business Plan. Alors n’hésitez pas à contacter un webmaster seo, un graphiste ou un chargé d’évènementiel en fonction de vos besoins.

Nacho Analytics, arnaque et marketing

La société américaine Spyfu, qui édite un outil d’aide à la conception de campagnes Adwords, fait un teasing énorme depuis quelques semaines autour du lancement le 22 août d’un outil révolutionnaire. C’est sorti hier, ça s’appelle Nacho Analytics, et c’est bidon!

Le concept: voir le compte analytics de n’importe quel site web

Concrètement, Nacho Analytics « branche » dans Google Analytics des données qu’ils collectent eux-mêmes sur le web. Cela permet de voir dans Google Analytics (vraiment, sur analytics.google.com) des données qui ressemblent à des vraies données de fréquentation. Néanmoins, si la présentation est réussie, les données sous-jacentes n’ont rien d’innovant. Elles sont même carrément à côté de la plaque.

nacho-analytics-vs-realite

A gauche Nacho Analytics, à droite la réalité, pour le site fournisseurs-electricite.com

 

D’où viennent les données?

Nacho Analytics n’est pas très clair à ce sujet, laissant planer l’impression qu’il s’agit d’un secret maison, qui ne serait « pas illégal ».
Il y a deux moyens d’accéder aux données de fréquentation des sites:

  • comme Ahrefs et Semrush, collecter les positions Google (1er sur mot clé 1, 8ème sur mot clé 2…) en crawlant Google, puis collecter le trafic sur chaque mot clé avec Google Adwords Keyword Planner, et enfin multiplier le trafic de chaque mot-clé par le pourcentage moyen correspondant à la position (genre, la position 1 récoltant généralement 35% du trafic, le site cuisineaz.com étant premier sur le mot clé « jus de fraise » qui reçoit chaque mois 380 recherches Google, cela représente 133 visites)
  • comme Similarweb et probablement Nacho Analytics, posséder des accords avec des extensions de navigateur qui récupèrent l’historique de navigation des sites. Extrapoler ensuite à la population totale, et hop! le tour est joué. Exemple: 1% du web utilise mon extension Adblock X, chaque fois qu’ils visitent une page, l’URL est envoyée sur mon serveur. En multipliant par 100 les données récoltées, je me retrouve avec une vision assez réaliste du trafic sur le web

La première méthode ne s’intéresse qu’au trafic « organique », et ignore donc les visites issues de sites référents et le trafic direct sur le site web. Elle a par ailleurs un à plusieurs mois de décalage compte-tenu du temps nécessaire pour crawler l’index Google et le Keyword Planner.

La seconde méthode flirte sérieusement avec la légalité et dans le cas de Nacho Analytics, se fonde sur un échantillon trop petit pour être pertinent (sans aucun doute inférieur à 0,1% du trafic sur le web).

Je recommande donc d’ignorer définitivement Nacho Analytics dont le marketing est loin de refléter la qualité du produit. Des outils gratuits comme Semrush ou Similarweb donnent une image assez fidèle du trafic comparé (= en valeur relative plus qu’absolue) de différents sites.

Weeefund, l’informatique pour tous

giphy8

Weeefund, tiré de « Weee » (Waste Electrical and Electronic Equipment) comme l’acronyme anglais signifiant déchet informatique et « fund » pour le financement de projets sociaux, est une startup spécialisés dans la RSE.

Quel est leur business model?

Weeefund reprend les parcs informatiques obsolètes des entreprises et leurs offre une nouvelle vie. Ils proposent aux entreprises un moyen d’investir en RSE et se chargent de la reprise de leur ancien matériel informatique.

Après avoir récupéré les ordinateurs, ils les remettent en état et les donnent à des écoles ou des associations pour aider les plus défavorisés.

Un exemple d’utilisation?

La médiatech d’un village de ZEP aimerait pouvoir mettre des ordinateurs à la disposition des habitants de la ville mais elle n’en a pas les moyens. Elle entre en contact avec Weeefund qui va l’aider à définir un projet et trouver une entreprise désireuse d’investir pour le soutenir.

Qui sont les fondateurs?

Les deux fondateurs Théo et Cyprien, ont été ensemble sur les bancs de l’école centrale de Lyon. Ils ont eu l’idée de Weeefund suite à un stage où Théo a travaillé dans une entreprise de réparation de matériel informatique. Là il a pu prendre conscience des quantités incroyables d’ordinateurs jetés alors qu’ils sont toujours en état de fonctionner ou pourraient être facilement réparés. Les deux amis se sont donc lancés dans l’aventure Weeefund pour tenter d’allier leurs volontés de mettre fin à ce gaspillage et de participer à des projets sociaux.

Qui sont les clients?

S’ils comptent passer un jour l’étape du B2C, Les deux fondateurs de Weeefund se concentrent pour l’instant sur le B2B et la RSE. Leurs clients sont les entreprises qui souhaitent investir en RSE et participer à des projets sociaux.

Où est l’innovation?

L’innovation est dans l’usage: WeeeFund propose de changer de changer de point de vue sur nos déchets informatique. Il est temps de comprendre que l’obsolescence n’est que relative : un ordinateur « qui rame » âgé de 3 ans fera peut-être baisser la productivité d’un ingénieur, mais il peut aussi être la chance qui permettra à un enfant de faire à son tour de belles études.

Comment se font-ils connaître ?

La startup joue pour l’instant principalement sur les rencontres en face à face. Ils contactent des porteurs de projets sociaux d’une part et des entreprises d’autres part pour mettre en place les projets.

 

EHTech, la startup qui réinvente l’eau chaude

giphy7

Quel est leur business model?

Ehtech met à la disposition des particuliers et des industriels une technologie brevetée permettant de réutiliser la chaleur de l’eau usée d’uns douche avant qu’elle ne s’écoule vers les égouts et ne refroidisse.

Leur produit, Obox, récupère la chaleur et renvoit dans le chauffe eau de l’eau préchauffée. En évitant ainsi les déperditions de chaleur, vous pourrez simplement et efficacement faire baisser vos factures d’énergie et augmenter vos capacités de productions d’eau chaude !

Un exemple d’utilisation?

Celia, Laurent vivent dans une grande maison avec leurs 4 enfants. Ils cherchent à optimiser la consommation d’énergie de leur maison. Après avoir refait l’isolation pour réduire leurs dépenses de chauffage, ils désirent réduire leur consommation d’énergie pour l’eau chaude. Ils installent Obox dans leur maison et diminuent ainsi significativement le montant de leurs factures. En plus de cela, plus de problèmes de manque d’eau chaude pour le dernier à prendre sa douche !

Qui sont les fondateurs?

Lors d’un séjour au ski avec sept autres amis, Thomas, Nadège et Hugo sont frappés par un constat : avec un chauffe eau standard, impossible pour 10 personnes de se doucher les unes après les autres sans que les dernières ne manquent d’eau chaude. Ils imaginent donc une solution pour faire baisser la consommation en énergie des chauffes-eaux tout en augmentant leur capacité de chauffe. C’est ainsi qu’Obox est né.

Qui sont les clients?

Leurs clients sont les particuliers cherchant à faire des économies d’énergie. Ils s’agit en particulier de familles faisant construire leur maison.

Ils vendent également leur technologie à des industriels qui l’implémentent ensuite dans leurs produits.

Où est l’innovation?

Le cœur d’EHTech se trouve dans ses innovations techniques: là où d’autres ont pensé des échangeurs en se concentrant sur le problème des cheveux venant boucher le système, ils se sont avant tout centrés sur l’efficacité et la qualité du produit. Ce dernier laisse entrer les cheveux mais ne se bouche pas grâce à une purge automatique régulière.

Syscobat, construire mieux, plus vite, plus isolé, plus propre et plus rentable

giphy6

Syscobat est une startup qui ambitionne de faire évoluer un métier particulièrement traditionnaliste, celui de la construction de bâtiment. Ils conçoivent, fabriquent et distribuent le procédé B2R+ qui est une nouvelle façon construire des maisons ou des immeubles, en associant les avantages environnementaux du bois, la solidité du béton et la performance du numérique.

Quel est le business model?

Syscobat propose un système constructif biosourcé unique qui favorise les matériaux renouvelables et qui permet de gagner de la surface habitable. Conçu et fabriqué dans ses propres ateliers. Le produit fini est vendu en direct sans passer par des réseaux de négoce.

Une exclusivité mondiale renforce le parcours client grâce à la présence, sur les panneaux muraux B2R+, de codes 2D pour la traçabilité et le suivi, sur maquette 3D, des éléments de construction.

Par exemple?

Vous avez un projet de construction : maison ou immeuble ? En utilisant le procédé B2R+ à la place d’un système classique (brique ou parpaing + isolant + plaque de plâtre), vous bénéficierez de logements plus spacieux (5% de surface habitable supplémentaire) et plus confortables en été comme hiver du fait de l’isolation renforcée. La construction sera moins pénible (machine de pose), plus propre, plus rapide et vraiment plus respectueuse de l’environnement avec des performances 7 fois meilleures pour la planète qu’un mur « classique ». Loin d’être anodin lorsqu’on sait que le bâtiment est l’une des industries les plus polluantes qui soient. »

Qui sont les fondateurs?

Jean-Charles GUILLEMOT, maître d’œuvre associé avec un architecte, Yves MARTORANA, chef de projet et Flavien BRAIL, responsable commercial spécialiste de la filière bois.

Qui sont les clients?

Les promoteurs, les bailleurs sociaux, les collectivités locales et toutes personnes souhaitant faire construire un immeuble ou une maison performante et respectueuse de l’environnement.

Où est l’innovation?

L’innovation B2R+ est une nouvelle façon de construire, plus performante et plus rentable. Le parpaing (ou la brique) ainsi que l’isolant intérieur et la plaque de plâtre sont remplacés par un panneau mural hauteur d’étage fabriqué sur mesure, déjà isolé et dont la face intérieure est prête à peindre. Le panneau est en bois et contient des caissons remplis d’un isolant au choix ainsi que des réservations verticales et horizontales destinées à accueillir un béton liquide sur chantier. Le résultat est une construction bois (maison ou immeuble) légère mais ultra résistante grâce à son cœur de béton interne invisible. B2R+ est le 1er système constructif « gros œuvre/second œuvre » biosourcé et à taille humaine, doté d’un système de traçabilité numérique accessible depuis le chantier.

Comment se font-ils connaître?

Ils communiquent sur plusieurs médias : presse numérique (batiactu, batiweb), presse écrite (Europe parlementaire), radio locale, salons (Artibat, Enerj’meeting), sites internet pour Syscobat et B2R+, réseaux sociaux et ont présenté B2R+ à plusieurs concours ce qui leur a valu d’être lauréat du concours « logement du troisième millénaire au service du développement durable » en 2014 et lauréat de « ma pub ici » en 2017. Ces actions sont complétées par des opérations « portes ouvertes » pour faire découvrir le produit en situation réelle sur chantier.