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Comment communiquer en tant que futur créateur d’entreprise ?

Vous avez décidé de franchir le pas et de vous lancer dans la grande aventure qu’est l’entrepreneuriat, félicitations ! Vous le savez très certainement, vous aurez de nombreuses démarches à accomplir pour mener à bien votre projet (étude de marché, business model canvas, choix du statut juridique…), mais le plus important est de ne pas renoncer et de savoir bien s’entourer. En effet, bien que vous soyez sûrement très motivé, vous n’êtes certainement pas compétent pour accomplir toutes les tâches qu’une entreprise nécessite notamment pour la communication.

Pourquoi communiquer en tant qu’entreprise ?

La question peut paraître farfelue et pourtant, de nombreux entrepreneurs oublient cette étape cruciale dans le lancement d’une activité : faire parler de soi. Comme on peut très facilement confier la comptabilité de son entreprise à un cabinet d’expert comptable, il est nécessaire de confier sa communication à un professionnel. Votre CCI peut vous accompagner dans cette démarche en vous guidant sur comment communiquer en tant que PME ou notamment dans le cadre du Pass Crea co-organisé avec Pôle Emploi lors des journées de formation « 5 jours pour entreprendre ». Suite à ces formations, vous en saurez plus sur les actions de communication que vous devrez mettre en place (presse, affichage, flyers, site web…) mais vous n’aurez pas acquis les compétences pour les mener vous-même. Il ne s’agit pas d’une formation aux métiers de la communication.

Confier la communication de son entreprise à des professionnels

Vous serez tentés de faire appel aux services d’amis bien intentionnés ou de solutions gratuites que vous aurez trouvées sur le web mais malheureusement ces solutions ont souvent des limites. Vos amis n’auront plus le temps de vous aider à créer une nouvelle affiche et la solution gratuite que vous avez utilisée pour votre site web n’offre que peu de fonctionnalités et vous vous retrouvez bloqués.
N’hésitez pas à contacter des agences de communication ou des indépendants près de chez vous pour vos actions de communication. Les budgets nécessaires ne sont pas forcément mirobolants et logiquement, vous avez prévu un budget pour cela dans votre Business Plan. Alors n’hésitez pas à contacter un webmaster seo, un graphiste ou un chargé d’évènementiel en fonction de vos besoins.

Nacho Analytics, arnaque et marketing

La société américaine Spyfu, qui édite un outil d’aide à la conception de campagnes Adwords, fait un teasing énorme depuis quelques semaines autour du lancement le 22 août d’un outil révolutionnaire. C’est sorti hier, ça s’appelle Nacho Analytics, et c’est bidon!

Le concept: voir le compte analytics de n’importe quel site web

Concrètement, Nacho Analytics « branche » dans Google Analytics des données qu’ils collectent eux-mêmes sur le web. Cela permet de voir dans Google Analytics (vraiment, sur analytics.google.com) des données qui ressemblent à des vraies données de fréquentation. Néanmoins, si la présentation est réussie, les données sous-jacentes n’ont rien d’innovant. Elles sont même carrément à côté de la plaque.

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A gauche Nacho Analytics, à droite la réalité, pour le site fournisseurs-electricite.com

 

D’où viennent les données?

Nacho Analytics n’est pas très clair à ce sujet, laissant planer l’impression qu’il s’agit d’un secret maison, qui ne serait « pas illégal ».
Il y a deux moyens d’accéder aux données de fréquentation des sites:

  • comme Ahrefs et Semrush, collecter les positions Google (1er sur mot clé 1, 8ème sur mot clé 2…) en crawlant Google, puis collecter le trafic sur chaque mot clé avec Google Adwords Keyword Planner, et enfin multiplier le trafic de chaque mot-clé par le pourcentage moyen correspondant à la position (genre, la position 1 récoltant généralement 35% du trafic, le site cuisineaz.com étant premier sur le mot clé « jus de fraise » qui reçoit chaque mois 380 recherches Google, cela représente 133 visites)
  • comme Similarweb et probablement Nacho Analytics, posséder des accords avec des extensions de navigateur qui récupèrent l’historique de navigation des sites. Extrapoler ensuite à la population totale, et hop! le tour est joué. Exemple: 1% du web utilise mon extension Adblock X, chaque fois qu’ils visitent une page, l’URL est envoyée sur mon serveur. En multipliant par 100 les données récoltées, je me retrouve avec une vision assez réaliste du trafic sur le web

La première méthode ne s’intéresse qu’au trafic « organique », et ignore donc les visites issues de sites référents et le trafic direct sur le site web. Elle a par ailleurs un à plusieurs mois de décalage compte-tenu du temps nécessaire pour crawler l’index Google et le Keyword Planner.

La seconde méthode flirte sérieusement avec la légalité et dans le cas de Nacho Analytics, se fonde sur un échantillon trop petit pour être pertinent (sans aucun doute inférieur à 0,1% du trafic sur le web).

Je recommande donc d’ignorer définitivement Nacho Analytics dont le marketing est loin de refléter la qualité du produit. Des outils gratuits comme Semrush ou Similarweb donnent une image assez fidèle du trafic comparé (= en valeur relative plus qu’absolue) de différents sites.

EHTech revient avec sa Obox mini

On vous en parlait il y a de ça 9 neuf mois, et leur nouveau bébé et déjà sur le point de voir le jour. EHTech a lancé sa campagne de crowdfunding et il vous reste 10 jours pour y participer. A la clé ? Des économies d’énergie pouvant atteindre jusqu’à plus de 250€ par an !

En effet, la start-up toulousaine a décidé de mettre sur le marché un nouveau récupérateur de chaleur, dans un format plus petit que le précédent et donc à un prix moins élevé. On résume : les mêmes économies d’énergie rapides avec un investissement de départ encore plus faible. A titre d’exemple, une famille parisienne de 4 personnes, dont les douches durent en moyenne 10 minutes, chauffée à l’électricité, économiserait en moyenne 294€ par an. L’Obox mini pouvant être obtenue au prix de 594€ pour les Early birds de la campagne de crowdfunding, son achat serait théoriquement remboursé en seulement deux ans.

EHTech affirme que son boitier est indestructible, notamment équipé d’un nouveau système d’auto-nettoyage haute puissance, ce qui en ferait un investissement sur le long terme très intéressant. Ajouté aux avantages économiques personnels que vous pourrez retirer de l’achat d’une Obox Mini, vous contribuerez à sauver la planète. Ainsi, en réduisant de 63% la consommation de votre chauffe-eau, le récupérateur de chaleur vous permet de faire un petit geste de plus pour la planète, mais un grand pas pour votre portefeuille.

On recommande donc bien sûr ce produit innovant, qui vous permettra de faire des économies d’énergie rapidement et dont l’efficacité n’est plus à prouver. Si vous avez encore des doutes, vous pouvez calculer tout ça directement sur le site d’EHTech.

LouerAgile, un ingénieur dans la ville

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LouerAgile est une plate-forme permettant de trouver un logement à Paris ou en Île-de-France. Elle se distingue de ses multiples concurrents par des innovations d’usage et une attention portée d’avantage au locataire qu’au propriétaire.

Quel est leur business model?

L’équipe de LouerAgile réfléchit à son business model. A priori les clients, agents immobiliers et gestionnaires de bien, paieront à la diffusion de leurs annonces.

Qui sont les fondateurs?

Marc Lebel, ancien CTO de Zilok et Ouicar, a créé LouerAgile en septembre 2016. Il a rapidement été rejoint par Alexandre Barbey. On ressent dans la qualité du produit l’omniprésence d’un ingénieur 🙂

Où est l’innovation?

LouerAgile innove par son produit, son expérience utilisateur et la qualité des features. LouerAgile permet à l’utilisateur (locataire) de centraliser la gestion de son projet de recherche. Il peut accéder à toute l’offre du web à travers une seule plate-forme. LouerAgile fait le pari de l’instantanéité, en remontant à ses utilisateurs les biens à louer dès leur publication.

MyNotary, ils digitalisent le compromis de vente

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MyNotary travaille avec les notaires, les agents immobiliers et les promoteurs pour leur proposer un parcours collaboratif autour de la vente (ou de l’achat) d’un bien.

Quel est le business model?

MyNotary vend aux agents immobiliers et aux promoteurs un parcours collaboratif incluant la réunion des informations sur le bien et les parties, la collecte et centralisation des pièces constitutives du dossier (DPE, ERNT…) et la rédaction du compromis.

Par exemple?

Jean-Louis, agent immobilier à Versailles, a trouvé un acheteur pour l’appartement de sa cliente Madame Legrand. Il doit maintenant conclure sa partie du travail en amenant l’acheteur et le vendeur à signer un compromis de vente. Pour faciliter cette étape, il utilise le parcours collaboratif MyNotary. Cela lui coûte entre 79 et 129€, mais fait gagner du temps à toutes les parties prenantes et représente une valeur ajoutée pour sa cliente.

Qui sont les fondateurs?

Fabrice Luzu, notaire à Paris, Loïck Michard, développeur, Samuel Olivier, développeur et Sacha Boyer, juriste sont les 4 fondateurs, soutenus par leur investisseur Open CNP.

Qui sont les clients?

Des professionnels de l’immobilier souhaitant proposer un accompagnement de qualité à leurs clients (acheteurs et vendeurs d’immobilier).

Où est l’innovation?

L’intégration d’une plate-forme collaborative dans le processus d’élaboration d’un compromis de vente est la principale innovation de MyNotary.

CheckAndVisit, ils font l’état des lieux pour vous

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CheckAndVisit, c’est un réseau de « checkers » dans toute la France, qui propose aux propriétaires un service de réalisation d’états des lieux d’entrée et de sortie des locataires professionnel à un prix abordable.

Quel est le business model?

CheckAndVisit propose un service de réalisation d’état des lieux par des « checkers », moyennant un prix de 69€, payé par le propriétaire, déductibles et facturables à 50% au locataire, dans la limite de 3€/m².

Par exemple?

Michel est expatrié à Berlin, mais il possède un appartement loué chaque année à des étudiants de l’ESC à Rennes. Afin de ne pas être pris au piège d’un état des lieux mal fait (et de ne pas devoir rentrer exprès!), il confie à CheckAndVisit la réalisation de l’état des lieux. Il paie sur le site la somme de 69€ et reçoit un pdf reprenant tous les éléments de l’état des lieux. Michel est malin, Michel est passé par CheckAndVisit!

Qui sont les fondateurs?

CheckAndVisit est né d’un besoin ressenti par Thibault Le Treut, rennais et diplômé d’une école de commerce, qui gérait quelques biens immobiliers familiaux. Face au manque d’offre en ligne pour déléguer la réalisation d’un état des lieux, il décide de créer l’entreprise.

Qui sont les clients?

Les propriétaires de biens immobiliers payent pour que leur état des lieux soit réalisé par un « checker ».

Où est l’innovation?

Rien qu’en visitant le site, son esthétique et sa fraîcheur, on ne se sent pas dans le secteur de l’immobilier, et ça, c’est neuf! Mais l’innovation de CheckAndVisit, c’est surtout de faire réaliser par des personnes non professionnelles, ou dont ce n’est pas le métier à plein temps les états des lieux pour le compte des bailleurs.

MyTroopers, le réflexe petit déménagement

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MyTroopers veut créer le réflexe chez les personnes qui ont un petit déménagement à faire de commander un utilitaire avec chauffeur (le Troopers), en moins d’une heure, sur le web.

Quel est leur business model?

MyTroopers est une société d’intermédiation: elle propose une plate-forme qui reçoit des demandes de déménagement sur le web et les dispatche à sa communauté de déménageurs professionnels indépendants (les Troopers).

Qui sont leurs clients?

Les clients de MyTrooperS sont aujourd’hui essentiellement des particuliers recherchant un service efficace et rapide pour transporter leurs mobiliers et déménager les petits appartement.

Qui sont les fondateurs?

Jean Cevaer et Jérémy Chevalier issus des mondes de l’énergie et de l’immobilier. Ils sont accompagnés par Jean-Philippe Chevalier, un des fondateurs de Seloger.com.

Où est l’innovation?

MyTroopers est la première marque à se focaliser sur le segment de marché du petit déménagement. Par ailleurs, l’entreprise automatise le processus de telle sorte qu’une personne qui déménage puisse commander un utilitaire avec chauffeur dans l’heure.

Les principaux concurrents de MyTroopers sont Trusk, Les Tontons Livreurs et Supervan. MyTroopers  cherche à s’en distinguer par l’attention portée aux Troopers (les déménageurs), et la technologie.

Comment se font-ils connaître?

MyTroopers a levé 200000€ et les a investis dans la technologie et le réseau de déménageurs, mais assez peu de communication. Le bouche-à-oreille est un vecteur de volume important, Adwords est un peu utilisé et une équipe B2B développe la solution auprès des professionnels.